InLi Experimentation BIM Gestion Exploitation Maintenance

In’li - Une expérimentation BIM en Gestion Exploitation Maintenance

Un acteur de l’immobilier en transition vers le BIM

En septembre dernier, My Digital Buildings a été sélectionné pour intégrer la deuxième promotion du « in’li lab », l’incubateur d’in’li, filiale du groupe Action Logement et grand acteur francilien du logement intermédiaire.

L’intégration de My Digital Buildings dans cet incubateur intervient aux prémices des démarches BIM qui s’opèrent progressivement au sein d’in’li.

Une première expérimentation BIM GEM

L’objectif de la collaboration

Les usages autour du BIM étant multiples, une première expérimentation concernant l’optimisation de la Gestion Exploitation Maintenance a été définie.

Son objectif principal était de fournir un livrable concret pour initier des usages du BIM en GEM pour in’li. Pour cela, les caractéristiques techniques permettant une utilisation simple et pertinente de la maquette par les différents services de l’entreprise devaient être définies.

D’autres points clés étaient alors à adresser au sein d’in’li, comme par exemple :

  • L’élaboration d’un guide de modélisation pour une maquette numérique au stade de DOE ;
  • La définition des bons logiciels pour l’exploitation de la maquette numérique et de ses informations.

À l’heure de la transition BIM du groupe, établir une première feuille de route opérationnelle de l’utilisation de la maquette numérique BIM était de mise !

Le BIM, un outil au coeur de futurs processus métier

Comme beaucoup d’acteurs de l’immobilier, in’li souhaite intégrer le BIM au cœur de processus métier. Dans le cadre de cette expérimentation, deux principaux usages ont été ciblés :

La consolidation des DOE et DIUO dans un référentiel numérique ;

L’amélioration de la gestion des ouvrages et des équipements, grâce à une meilleure centralisation et collaboration autour des données du bâtiment (fiches techniques, éléments de structure, etc.) issues du DOE.

Ces deux usages répondent à des besoins similaires : fiabiliser l’exploitation et la maintenance du patrimoine de l’entreprise et en réduire leur coût.

Une modélisation de l’existant en « scan-to-BIM »

La rédaction d’une convention BIM

Préalablement à la réalisation du scan et à la production de la maquette 3D, il a fallu définir un cadre permettant de s’assurer de la bonne exploitation du rendu final par les équipes projet d’in’li.

Pour ce faire, nous avons rédigé une convention BIM qui a permis d’identifier les rôles et la répartition des tâches de l’équipe BIM, de définir les standards et bonnes pratiques de modélisation et de documenter clairement le processus BIM.

C’est également dans cette convention que les usages BIM ont été clairement explicités :

Convention BIM InLi My Digital Buildings

Un scan 3D rapide et complet du bâtiment

Scanner mobile

Dans le cadre de cette expérimentation, l’ensemble immobilier de 38 logements « Hanami » de Fresnes a été identifié. Ce bâtiment, encore en travaux lors du relevé, représente un total de 3.000 m² sur 9 étages, dont deux parkings en sous-sol pour 7 étages d’habitation.

Pour mener le relevé intérieur et extérieur (façades et toiture) de ce bâtiment, nous avons opté pour un protocole de relevé 3D combinant un scanner statique et un scanner dynamique.

La phase de fin de chantier impliquant une certaine co-activité, nos solutions de scan mobile nous ont permis de réduire notre temps passé sur site et la perturbation associée. À titre d’exemple, chaque niveau, représentant autour de 400 m² chacun et comportant une trentaine de pièces, fut relevé en une vingtaine de minutes seulement.

Parallèlement au scan mobile, le relevé des cages d’escaliers aura été réalisé au scanner statique. L’utilisation de cette solution plus légère et agile nous a permis de relever ces environnements trop étroits pour un scanner dynamique, tout en faisant les rattachements avec l’extérieur du bâtiment.

Ainsi, le relevé intégral de l’immeuble fut réalisé en une journée. Les données (nuages de points et photos HD panoramiques) générées par les scanners ont ensuite été assemblées et exploitées pour la phase de modélisation.

Une modélisation basée sur le relevé 3D de l’existant

En effet, la modélisation BIM du bâtiment a été réalisée selon une méthode de « scan-to-bim » : en utilisant le nuage de points capturé sur site comme un calque de modélisation.

En exploitant cette empreinte 3D du bâtiment (architecture, structure, réseaux visibles, CVC, plomberie, etc.) en phase de modélisation, nous nous basons sur une empreinte fidèle à la réalité de la fin de chantier.

Ainsi, nous garantissons une modélisation précise et plus rapide de l’ensemble du bâtiment.

Les livrables

La maquette BIM : des données adaptées à un usage en GEM

Les informations géométriques

L’expérimentation étant axée sur la phase de Gestion Exploitation Maintenance du bâtiment, sa maquette numérique BIM devait donc proposer une représentation géométrique comportant les éléments du bâtiment liés à sa gestion.

C’est pourquoi la maquette unifiée comporte l’architecture du bâtiment, le gros-oeuvre, ainsi que la modélisation des fluides, réseaux et éléments de plomberie / CVC, et ce au LOD 300.

Detail maquette numerique

Les données informatives

Parallèlement, afin d’ouvrir vers des cas d’usages en GEM, la maquette devait intégrer des informations concernant :

  • Les surfaces et caractéristiques des sols, murs, plafonds pour chaque logement ;
  • Les fiches techniques et d’études d’exécution pour les logements et leurs équipements (plomberie, ventilation, chauffage, menuiseries extérieures, ou électriques) ;
  • Les équipements communs nécessitant une maintenance (pompe de relevage, ascenseurs, sécurité incendie, désenfumage, etc.) ;
  • Les équipements de plomberie (évier, radiateur, lavabo, douche et paroi, baignoire, robinet).

Une visite virtuelle collaborative

En assemblant les images panoramiques et le nuage de points capturés, nous avons également livré une visite virtuelle collaborative à in’li.

Basée sur des données 3D et images, celle-ci est exploitable par tous les acteurs du bâtiment depuis notre plateforme web.

Ces-derniers peuvent alors enrichir l’environnement avec du contenu multimédia (plans 2D, fiches techniques d’équipements, etc.) et le partager en interne.

Certains usages identifiés par in’li, notamment par des acteurs n’ayant pas d’expertise BIM, pourront ainsi être adressés via notre outil.

visite virtuelle logement

La suite de la collaboration

Maintenant que les livrables ont été mis dans les mains d’in’li, il s’agit pour l’entreprise d’inviter les différents services à les exploiter, et de définir avec quels outils des liens doivent être faits. Pour cela, des ateliers vont être organisés en interne tout au long de l’année.

Cette réflexion autour des usages du BIM se concrétisera notamment par un prochain exercice dans le cadre d’un projet de réhabilitation.

Parallèlement, il s’agira d’étudier quels sont les usages pouvant être adressés par le biais de notre plateforme et de la visite virtuelle. Celle-ci ayant pour but de favoriser la collaboration autour du double numérique des bâtiments pour tous ses acteurs, experts du BIM ou non.

En savoir plus sur nos services

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